Grippe K : un variant du virus influenza A(H3N2) à surveiller
Publié le 6 janvier 2026 Mis à jour le par Tristan Chevrier
La grippe K, un sous-clade du virus influenza A(H3N2), circule activement cet hiver et se manifeste le plus souvent par une fièvre élevée, une toux sèche et des courbatures. L’équipe médicale de Feeli vous explique comment reconnaître la maladie chez l’adulte et l’enfant, et quelles mesures de prévention peuvent être utilisées pour limiter la contagion de la grippe (vaccination, gestes barrières).
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- Qu’est-ce que la grippe K ?
- Quels sont les symptômes de la grippe K ?
- Circulation actuelle de l’épidémie de grippe
- Diagnostic et tests de la grippe K
- Traitement de la grippe K et prise en charge
- Prévention de la grippe et vaccination
- Adultes, enfants et populations à risque
- Que faire en cas de grippe K ?
Qu’est-ce que la grippe K ?
La « grippe K » n’est pas une nouvelle maladie : elle désigne un sous-clade particulier du virus influenza A(H3N2) saisonnier (clade J.2.4.1), repéré au printemps et à l’été 2025. En comparaison avec les souches antérieures, ce variant présente plusieurs mutations sur l’hémagglutinine (protéine de surface).
Par ailleurs, la souche K a été repérée autour de juin 2025 par la surveillance mondiale, quelques mois seulement après la définition de la campagne vaccinale 2025-2026. Les médecins ont ensuite remarqué des flambées épidémiques précoces au Canada, au Japon et au Royaume-Uni.
En réalité, ces changements coïncident avec la dérive antigénique du virus, même si dans la pratique, la grippe K provoque les mêmes symptômes classiques d’une grippe saisonnière (fièvre, toux sèche, courbatures, etc.).
Enfin, à ce stade, rien n’indique que la grippe K soit intrinsèquement plus virulente qu’une grippe A. En d’autres termes, la grippe K est une infection saisonnière normale et n’a pas engendré un nouveau tableau clinique. Le terme de « super-grippe », parfois utilisé par les médias, n’est donc pas justifié scientifiquement.
Pour davantage d’informations, pour un diagnostic ou la mise en place d’un traitement adapté, consultez un médecin généraliste en ligne en moins de 2 heures.
Quels sont les symptômes de la grippe K ?
La grippe K se manifeste essentiellement par :
- Fièvre élevée et frissons.
- Toux sèche persistante, souvent douloureuse.
- Courbatures et douleurs musculaires intenses.
- Fatigue marquée (asthénie) et maux de tête.
- Troubles ORL : nez qui coule ou congestion nasale, mal de gorge.
- Symptômes digestifs (vomissements, nausées, diarrhée) principalement chez l’enfant.
Généralement, les symptômes de la grippe K durent de 3 à 7 jours. Néanmoins, la fatigue et la toux peuvent persister un peu plus longtemps, en particulier chez les personnes âgées.
La grippe peut également entraîner des complications ORL (otites, bronchites) chez l’enfant, et plus rarement, des complications neurologiques ou cardiaques (convulsions, myocardites). Cela étant, aucun signe clinique n’est spécifique au variant K : les patients ne souffrent pas de symptômes inhabituels liés à « K ».
Comme toute grippe, la grippe K est contagieuse environ un jour avant l’apparition des symptômes et jusqu’à 5 à 7 jours après leur apparition. La première recommandation est donc de s’isoler dès les premiers signes de fièvre et de toux pour ne pas infecter son entourage.
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Circulation actuelle de l’épidémie de grippe
Actuellement, la grippe K circule au cœur d’une épidémie hivernale importante. Début 2025 en France métropolitaine, toutes les régions (sauf la Corse) étaient en phase épidémique grippale. La transmission est la même que pour toute grippe : principalement par voie aérienne, via les gouttelettes respiratoires émises lors d’un éternuement ou d’une toux, ou encore par contact direct avec des surfaces contaminées.
Par ailleurs, les réseaux de surveillance ont confirmé que les virus de type A(H3N2) sont largement dominants actuellement, et que le sous-clade K représente la majorité de ces H3N2. Par exemple, aux États-Unis, environ 86 % des virus A isolés sont des H3N2, dont 89 % du sous-clade K (ces chiffres peuvent varier fortement selon la période et le pays).
Néanmoins, comme le souligne l’OMS, cette circulation rapide ne semble pas pour autant augmenter la mortalité globale. Bien que l’activité grippale est plus précoce et intense que d’habitude, la hausse de la gravité n’est pour le moment pas avérée.
À titre de comparaison, l’épidémie de grippe avait déjà été très sévère lors de la saison 2024-2025 en France (environ 17 600 décès), ce qui justifie la vigilance actuelle. Pour l’instant, le variant K accélère la propagation saisonnière de la grippe et il est important d’adopter des mesures de prévention.
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Diagnostic et tests de la grippe K
Le diagnostic de la grippe K est clinique, c’est-à-dire qu’on se fie surtout aux symptômes et au contexte (hiver, épidémie). Cependant, des tests existent pour confirmer l’infection :
- Test rapide antigénique (autotest ou test en pharmacie) : certains kits peuvent détecter simultanément les virus grippaux A, B et la COVID-19 à partir d’un prélèvement nasal. Ils fournissent un résultat en moins de 15 minutes et indiquent la présence d’un virus influenza A ou B. Néanmoins, ils ne précisent pas le sous-type (ils ne distinguent pas K d’un autre H3N2).
- PCR en laboratoire : les patients peuvent réaliser un prélèvement nasopharyngé qui sera envoyé en laboratoire pour identifier précisément le virus (Influenza A ou B) et son sous-type (H3N2 ou H1N1).
En résumé, la grippe K se soigne de la même manière que les autres grippes et un test positif pour le virus influenza A suffit à diagnostiquer une grippe A. L’information du « sous-clade K » concerne avant tout les experts qui veulent suivre l’évolution virale pour ajuster les recommandations sanitaires et les vaccins.
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Traitement de la grippe K et prise en charge
Le traitement de la grippe K est symptomatique. Les recommandations des médecins sont les mêmes que pour toute grippe :
- Repos au lit et hydratation abondante dès l’apparition des symptômes.
- Antalgiques (paracétamol) ou antipyrétiques pour faire baisser la fièvre et soulager les courbatures. Les anti-inflammatoires (ibuprofène, aspirine) nécessitent un avis médical avant toute prise, en particulier chez l’enfant.
- Antiviraux spécifiques : ces médicaments ne sont indiqués que sur prescription médicale, le plus souvent dans les premières 48 heures de la maladie. Les principales molécules disponibles (zanamivir, oseltamivir, etc.) peuvent réduire la durée de la grippe d’environ 1 jour et diminuer le risque de complications de forme grave. Ils sont donc réservés aux patients à risque élevé (maladies chroniques, femmes enceintes, personnes âgées) ou aux cas très sévères.
- Antibiotiques : en l’absence de surinfection bactérienne avérée (pneumonie bactérienne, sinusite, etc.), les antibiotiques ne sont pas nécessaires pour le traitement de la grippe. La plupart des grippes guérissent spontanément en une semaine environ.
Enfin, il est important de surveiller l’évolution de la maladie :
- Consulter un médecin si la fièvre reste très élevée plus de 48 heures sans amélioration, ou si l’état général se dégrade (difficultés respiratoires, toux devenue incontrôlable, douleur thoracique, signes de confusion ou de déshydratation, etc.).
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Prévention de la grippe et vaccination
La prévention de la grippe repose essentiellement sur la vaccination et les gestes barrières :
- Vaccination antigrippale : d’après les données actuelles, c’est le moyen le plus efficace pour prévenir les complications graves de la grippe. Chaque année, le vaccin est conçu et adapté aux souches attendues. Malgré une mutation antigénique du subclade K (réduisant potentiellement la protection contre les infections bénignes), les données disponibles indiquent que la vaccination continue de réduire le risque d’hospitalisation et de décès et demeure fortement recommandée. En France, la vaccination est recommandée et remboursée à 100 % pour :
- Personnes âgées de 65 ans et plus.
- Femmes enceintes.
- Personnes souffrant de maladies chroniques (obésité, insuffisance respiratoire ou cardiaque, diabète, cancer, etc.).
- Personnes immunodéprimées.
- Résidents en EHPAD et professionnels de santé en contact avec des patients ou personnes fragiles.
- Aux États-Unis, la vaccination annuelle est même recommandée pour toute personne dès l’âge de 6 mois. De plus, une immunité antérieure (d’un vaccin passé ou d’une infection passée) peut être partiellement contournée par le variant, même si le vaccin actuel est efficace contre les formes graves. La recommandation principale reste donc de se faire vacciner chaque automne.
- Gestes barrières : les mesures efficaces contre la COVID-19 sont également utiles contre la grippe. Les professionnels de santé rappellent l’importance de porter un masque dès l’apparition des symptômes, en particulier si vous fréquentez des personnes vulnérables. Il est également recommandé de se laver fréquemment les mains, d’utiliser des mouchoirs à usage unique et de tousser ou d’éternuer dans votre coude. Enfin, aérez fréquemment votre logement. Ces mesures sont efficaces pour réduire la transmission du virus dans la population.
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Adultes, enfants et populations à risque
La grippe K peut toucher toute la population. Néanmoins, certaines catégories présentent un risque plus élevé de complications graves :
- Personnes âgées de 65 ans et plus.
- Jeunes enfants (notamment en dessous de 5 ans, et surtout les moins de 2 ans).
- Femmes enceintes, en particulier lors du 2ème et du 3ème trimestre.
- Personnes atteintes de maladies chroniques : diabète, obésité, insuffisance cardiaque ou respiratoire, pathologies rénales, cancer, etc.
- Immunodépression (VIH, chimiothérapie, médicaments immunosuppresseurs, corticothérapie).
- Résidents en établissements de santé (EHPAD, etc.) et leurs soignants.
Selon les données actuelles, les grippes dominées par H3N2 entraînent davantage d’hospitalisations et de décès que les autres types (B ou H1N1). Les seniors et les très jeunes sont les personnes les plus touchées.
Chez l’enfant, une grippe peut par ailleurs évoluer vers une bronchite, une otite, ou plus rarement vers des complications graves. Il est donc important de surveiller l’évolution de la grippe (fièvre très élevée ou persistante, difficulté respiratoires marquée, somnolence anormale, refus de boire, etc.) et de consulter un médecin ou un pédiatre si nécessaire.
Chez l’adulte en bonne santé, la grippe reste généralement sans gravité. En revanche, toute personne à risque présentant des signes sévères doit consulter immédiatement.
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Que faire en cas de grippe K ?
Si vous pensez être atteint de la grippe, voici les recommandations générales publiées par Santé Publique France :
- Isolez-vous immédiatement : il est conseillé de rester chez soi afin de limiter la propagation du virus.
- Portez un masque (chirurgical de préférence) si vous devez fréquentez d’autres personnes, en particulier si elles sont vulnérables.
- Gestes barrières : lavez-vous fréquemment les mains, utilisez de mouchoirs à usage unique et toussez ou éternuez dans votre coude. Pensez également à aérer votre logement pour éliminer la présence du virus.
- Repos et hydratation : buvez beaucoup de liquides (eau, tisanes, bouillons) et reposez-vous au lit.
- Antalgiques : prenez du paracétamol en cas de douleurs musculaires ou de fièvre. L’aspirine est déconseillée chez l’enfant.
- Surveillance des symptômes : généralement, la grippe s’améliore en quelques jours. Si la fièvre reste très élevée après 48 heures, ou si votre état s’aggrave (douleurs intenses, essoufflement, confusion, etc.), consultez un médecin.
En cas de doute persistant ou de signes très graves (coloration bleue des lèvres, arrêt respiratoire, absence de réaction, etc.), contactez immédiatement le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches. Si besoin, la téléconsultation d’un médecin en ligne via Feeli est également possible en moins de 2 heures.
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Foire aux questions
D’après les données de l’Institut Pasteur, la grippe de type A reste la plus dangereuse : ses virus (H1N1 ou H3N2) circulent chez l’humain et chez de nombreuses espèces animales et peuvent muter fortement. De plus, ils sont les seuls à avoir provoqué des pandémies.
On distingue quatre types de virus influenza : A, B, C et D. Le type A (H1N1, H3N2) circule chez l’humain et de nombreuses espèces animales. Il est par ailleurs responsable de la plupart des épidémies saisonnières majeures et des pandémies. Le type B circule essentiellement chez l’humain et peut entraîner des épidémies saisonnières. Le type C entraîne le plus souvent des infections bénignes. Enfin, le type D a été principalement identifié chez le bétail et, à ce jour, n’a jamais été impliqué dans des épidémies humaines.
Causée par les virus influenza, la grippe se transmet principalement par gouttelettes respiratoires et, secondairement, par contact indirect (surfaces, mains). Les virus de type A ont des réservoirs aviaires et mammifères et sont susceptibles d’occasionner des transmissions zoonotiques et l’émergence de nouvelles souches. Enfin, le type B est connu pour être quasi-exclusivement humain, tandis que le type C cause des cas sporadiques généralement bénins.
L’infection par le virus de la grippe K (H3N2) se manifeste le plus souvent de manière brutale en associant fièvre élevée (souvent > 39 °C), maux de tête et frissons. Les premiers jours, on observe également une fatigue intense, une toux sèche, des douleurs musculaires diffuses et des maux de gorge. Généralement, la fièvre régresse en 3 à 5 jours, mais l’asthénie et la toux peuvent persister une à plusieurs semaines.