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antalgique et anti-inflammatoire en même temps

Peut-on associer paracétamol et anti-inflammatoire ?

Est-il dangereux de prendre un médicament antalgique en même temps qu’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) ?

Les médicaments antalgiques (comme le paracétamol) et les AINS (ibuprofène, aspirine) font partie des médicaments les plus prescrits contre la douleur et la fièvre.

Il est important de bien les utiliser, car ils ne sont pas sans risque et peuvent présenter des contre-indications. 

On fait le point avec l’équipe médicale de Feeli.

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  1. Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : attention à l’excès
  2. Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : indications et effets
  3. Pourquoi privilégier le paracétamol aux anti-inflammatoires ?
  4. Privilégier les anti-inflammatoires en cas d’inflammation
  5. Peut-on associer paracétamol et anti-inflammatoire ?
  6. Quelles sont les contre-indications aux AINS ?
  7. Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : ce qu’il faut retenir

Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : attention à l’excès

L’ibuprofène (lire également ibuprofène sans ordonnance) et le paracétamol sont des médicaments antalgiques, c’est-à-dire qu’ils agissent contre la fièvre et la douleur.

L’ibuprofène (ou d’autres médicaments de la même classe, comme l’aspirine) est pourtant à différencier du paracétamol, puisqu’il s’agit d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). 

Les anti-inflammatoires n’ont pas exactement la même action, même s’ils agissent également contre la douleur et la fièvre.

Certaines contre-indications sont à connaître, et surtout, il est parfois préférable d’utiliser les uns plutôt que les autres.

Mais comme le rappellent les médecins, et notamment le Pr. Serge Perrot, médecin de la douleur et rhumatologue à l’hôpital-Dieu de Paris, “le paracétamol et l’ibuprofène peuvent être utilisés sans danger de façon concomitante”.

Attention toutefois, les doses prescrites par le médecin doivent être respectées. Par exemple, il est déconseillé de prendre plus de 4 grammes de paracétamol par jour.

La dose maximale d’ibuprofène par jour est également de 1200 à 2400 mg, selon la cause de la douleur.

Donc, il est important de rester vigilant, notamment si la personne consomme d’autres médicaments, qui pourraient contenir de l’ibuprofène ou du paracétamol.

Ces médicaments doivent être pris en compte, afin de bien calculer la dose journalière absorbée. 

Dernièrement, rappelons que le principal danger d’une consommation excessive de paracétamol est d’entraîner une toxicité pour le foie et provoquer des lésions irréversibles, voire dans certains cas, le décès de la personne. 

Quant à l’ibuprofène, il est notamment contre-indiqué en cas de suspicion d’infection bactérienne.

Il risque de dissimuler les symptômes de l’infection, comme la douleur ou la fièvre, ce qui retarde parfois la prise en charge médicale et peut entraîner des complications.

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Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : quand privilégier l’un ou l’autre ?

Les antalgiques et les anti-inflammatoires sont des médicaments qui agissent contre la douleur et la fièvre. Il est important de connaître leurs effets et leurs contre-indications. On fait le point avec les médecins de Feeli.

Quels sont les effets d’un anti-inflammatoire ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comprennent notamment l’ibuprofène, l’aspirine et le naproxène. 

Il sont utiles pour traiter une douleur légère à modérée, et contrairement aux antalgiques (paracétamol), ils peuvent permettre de réduire une inflammation, qui accompagne souvent une douleur et peut l’aggraver.

Une inflammation est généralement occasionnée lorsque le système immunitaire est fragilisé, déréglé, ou lorsqu’il subit une agression.

Une inflammation peut se manifester de différentes manières : 

  • Par une impression de chaleur ;
  • Une rougeur ;
  • Une douleur ;
  • Un œdème (gonflement).

La douleur et la chaleur (contrairement à la rougeur et au gonflement) peuvent donner la sensation de s’étendre et se diffuser autour de la zone douloureuse

Donc, un anti-inflammatoire non stéroïdien agit sur ces 4 facteurs (chaleur, rougeur, douleur, œdème), en réduisant ou en supprimant ces différents symptômes.

Un médicament antalgique n’aura en revanche aucun effet sur l’inflammation. Les anti-inflammatoires présentent donc l’intérêt d’avoir 2 propriétés spécifiques :

  1. Une propriété antalgique, en agissant contre la douleur ;
  2. Et une propriété antipyrétique car il combat la fièvre.

La plupart des AINS sont pris par voie orale. Néanmoins, le diclofénac, le kétorolac et l’ibuprofène peuvent également être injectés par voie intraveineuse (dans une veine) ou intramusculaire (dans un muscle).

D’autres formes d’AINS existent par suppositoire rectal (indométacine) ou sous forme de crème (diclofénac).

Comment agit un médicament antalgique (paracétamol) ?

Un antalgique (du grec anti (contre) et algos (douleur)) est un médicament qui agit contre la douleur. La douleur est un symptôme, mais il ne s’agit pas d’une maladie. 

En fait, une zone de l’organisme envoie un signal d’alerte, lorsqu’elle subit un dysfonctionnement ou une agression. La douleur est ensuite interprétée et traitée par le cerveau, à travers le réseau sensoriel nerveux

Donc, les médicaments antalgiques peuvent atténuer ou supprimer une douleur, en bloquant la transmission du signal douloureux vers le cerveau. 

L’antalgique ne permet pas en revanche de traiter directement la cause de la l’agression, de la douleur ou du dysfonctionnement. Il peut néanmoins aussi avoir un effet contre la fièvre. 

L’antalgique le plus répandu est le paracétamol, qui est comparable à l’aspirine dans ses effets contre la fièvre et la douleur. Mais contrairement aux AINS, le paracétamol n’a pas d’effet (ou très peu) sur : 

  • L’inflammation. Le paracétamol ne possède que très peu d’effets anti-inflammatoires ;
  • La coagulation du sang ;
  • Et il présente également moins d’effets indésirables sur l’estomac que les AINS.

Combien de temps durent les effets du paracétamol ?

Les effets du paracétamol durent en moyenne 4 à 6 heures. Il peut être pris par voie orale ou sous la forme d’un suppositoire à insérer dans le rectum.

Bien que son utilisation soit très sûre, le paracétamol pris à fortes doses peut entraîner des complications graves, comme des lésions du foie. Ces lésions sont parfois même irréversibles. 

Donc, attention à l’intoxication par le paracétamol, particulièrement chez les personnes souffrant d’insuffisance hépatique

Dernièrement, que les antalgiques ou les anti-inflammatoires soient pris en automédication ou par prescription (ordonnance) d’un médecin généraliste, il est primordial de : 

  • Bien respecter les intervalles recommandées entre les différentes prises ;
  • Respecter la posologie maximale et ne pas dépasser la durée maximale de traitement.

Vous pouvez également consulter notre article sur les anti-douleurs puissants.

Pourquoi privilégier le paracétamol aux anti-inflammatoires ?

Le paracétamol est le médicament antalgique le plus utilisé. Il présente l’avantage d’avoir moins d’effets secondaires que les AINS (lire également soulager une douleur d’estomac causée par un anti-inflammatoire).

De plus, à la différence d’une grande partie des AINS, le paracétamol peut être utilisé pendant la grossesse et l’allaitement.

Le paracétamol est contre-indiqué dans 2 situations principales : 

  • En cas d’allergie au paracétamol ;
  • En cas d’insuffisance hépatique ou d’une maladie grave du foie.

Cela étant, le paracétamol ne traite pas une inflammation ou la cause de la douleur. Donc, une consultation médicale est nécessaire lorsque les douleurs persistent, afin d’identifier la cause de la douleur et traiter son origine.

Privilégier les anti-inflammatoires en cas d’inflammation

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens ont une propriété antalgique particulièrement intéressante en cas d’inflammation.

Il est donc conseillé de prendre un anti-inflammatoire en présence de symptômes tels que : 

  • Des courbatures ;
  • Certaines migraines ou maux de tête ;
  • Des règles douloureuses ;
  • Ou toute douleur rhumatismale.

Toutes ces douleurs sont en effet liées à une réponse du système immunitaire et les AINS peuvent bloquer la transmission de l’information vers le cerveau. Malgré tout, les anti-inflammatoires ne traitent pas la cause de la douleur.

Donc, là aussi, il est nécessaire de consulter un médecin lorsque les symptômes persistent, pour identifier la cause de l’inflammation et la traiter. 

Par exemple, un anti-inflammatoire peut supprimer ou réduire l’inflammation et la douleur liées à une infection, sans pour autant soigner l’infection. 

Les effets de l’anti-inflammatoire peuvent donc masquer la cause d’une douleur et retarder la prise en charge et la guérison, raison pour laquelle il est impératif de consulter lorsque les douleurs persistent.

Peut-on associer paracétamol et anti-inflammatoire ?

Comme nous l’avons vu, les anti-inflammatoires sont intéressants pour traiter une inflammation ; prendre du paracétamol en plus n’apporte aucun avantage et augmente le risque d’effets secondaires.

En revanche, si l’antalgique ou l’AINS prescrit ne soulage pas suffisamment la fièvre ou la douleur, le médecin pourra prescrire un antalgique plus puissant, comme un médicament opioïde, dérivé de la morphine.

Cependant, la recherche de la cause du problème est importante, afin de trouver le meilleur traitement. L’antalgique ou l’AINS peut soulager les symptômes en attendant de traiter la maladie ou le trouble à son origine.

Quelles sont les contre-indications aux AINS ?

En raison de leur sécurité d’emploi, les antalgiques sont parfois préférés aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). De manière générale, il est contre-indiqué de prendre un AINS en cas : 

  • D’asthme allergique ou d’allergie aux AINS ;
  • De grossesse de plus de 5 mois ;
  • En cas de de risque hémorragique (ou problèmes de coagulation sanguine). Les AINS possèdent en effet des effets anticoagulants ;
  • De reflux gastro-œsophagien, de gastrite ou d’ulcère à l’estomac ;
  • De maladie rénale (rein) ;
  • D’insuffisance cardiaque ;
  • D’insuffisance rénale ;
  • Ou encore de maladies inflammatoires chroniques intestinales (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn).

De plus, les AINS sont généralement contre-indiqués chez les enfants de moins de 15 ans et ils sont à prendre avec prudence chez les patients âgés.

Donc, même en cas de maladie inflammatoire, les antalgiques doivent être préférés au AINS lorsqu’une personne est concernée par les situations décrites plus haut. 

Dernièrement, les AINS doivent également être évités en cas d’infection (otite, angine bactérienne ou virale, varicelle, rhinopharyngite, etc.), et particulièrement le kétoprofène et l’ibuprofène, en raison du risque de complications infectieuses graves.

En revanche, le traitement de la douleur est toujours possible à l’aide du paracétamol.

Antalgique et anti-inflammatoire en même temps : ce qu’il faut retenir

L’association des antalgiques et des anti-inflammatoires est déconseillée en raison des risques liés au surdosage médicamenteux et de la toxicité pour le foie.

Dans la meilleur des cas, cela n’arrange pas la situation, et dans le pire des cas, cela peut être dangereux. 

En fait, ces 2 classes de médicaments sont utiles dans le traitement de la douleur et de la fièvre, mais répondent à des problématiques différentes.

Les AINS (comme l’ibuprofène) sont utiles en cas d’inflammation, contrairement aux antalgiques du type paracétamol.

De plus, les AINS sont susceptibles d’entraîner davantage d’effets secondaires que le paracétamol, raison pour laquelle le paracétamol est le traitement de première intention contre la fièvre et la douleur.

Pour davantage d’informations sur les traitements médicamenteux, la consultation en ligne d’un médecin sur Feeli est possible 24h/24 et 7 jours sur 7. Prenez soin de votre santé !

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Sources :

Antalgiques. Analgésiques. Opioïdes.
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